Le 19 février 2009, 20 jeunes de l’Académie et 5 accompagnateurs se sont envolés vers une destination hors du commun pour des jeunes de cet âge : l’Inde. Un projet ambitieux qui a nécessité 16 mois de préparation, soit plusieurs rencontres sur différents aspects de la culture indienne, sur les mœurs et les coutumes si différentes des nôtres.

D’abord, nous avons visité Delhi, la capitale de l’Inde. Ce fut un choc culturel, un grand dépaysement. Une ville aux contrastes époustouflants où se côtoient musulmans, hindous, bouddhistes, une ville intense, extrêmement polluée, vibrante, vivante, colorée. De plus, nous avons dû nous adapter au climat et à la nourriture différente, un peu trop épicée au goût de certains.

Puis, destination Colva, dans l’enclave portugaise de Goa après un vol de trois heures. Durant les trois journées à cet endroit idyllique, nous nous sommes permis de refaire le plein d’énergie. De plus, nos jeunes en ont profité pour mettre leurs travaux scolaires à jour à l’ombre des palmiers. De là, en route vers Dharward, ville du Karnataka dans le sud-est de l’Inde. Nous avons fait l’expérience du train « bas de gamme » indien de nuit. Le voyage a duré cinq heures.

Le lendemain, marquait notre arrivée chez Jeunes musiciens du monde. Cette ONG est une école de musique, un pensionnat indien fondé par trois Québécois où des jeunes issus de milieu populaire, basses castes de la société, apprennent la musique traditionnelle et la danse indienne et reçoivent une formation académique en anglais. Sans Jeunes musiciens du Monde, ces enfants erreraient dans les rues parfois sans manger ou trimeraient dur dans de petits boulots aux horizons incertains. Notre venue avait quelque chose de particulier car c’était la première fois que les pensionnaires accueillaient des jeunes blancs de leur âge.

Au cours du séjour, nos élèves ont présenté notre culture et nos habitudes nord américaines sous forme d’ateliers. Nous avons quitté, le cœur rempli d’émotions, après huit jours, fiers d’avoir accompli notre mission humanitaire. Le lendemain, autobus pour notre destination finale, Pondichéry. Les valises furent attachées sur le toit, les fenêtres ouvertes, et en route pour un voyage de 20 heures éprouvant et éreintant.

Pondichéry est un ancien comptoir français au sud de l’Inde. C’est pourquoi, il n’est pas rare de voir certains noms de rue ou d’immeubles en français. Nous avons visité la cité utopique d’Auroville, arpenté le marché local aux multiples couleurs et saveurs. Nous avons été reçus dans un autre orphelinat où nous attendait Suresh, enfant parrainé par l’Académie Antoine-Manseau. Après 23 jours vécus pleinement et intensément, nous quittons l’Inde avec nostalgie. Voilà une grande aventure qui, sans aucun doute, laissera des traces dans notre esprit et notre cœur.

Nous sommes allés à la rencontre d’un peuple fier et accueillant qui a ébranlé nos valeurs occidentales. De cet éveil ont émergé une conscience nouvelle et une volonté de nous engager socialement dans notre propre communauté et même à l’étranger. Nous en garderons un souvenir impérissable.

Une vingtaine d’élèves de 3e et 4e secondaire, accompagnés de Geneviève Martel, José Villacorta et Martine Paré, se sont envolés vers Cuba à l’été 2011 pour rencontrer la population locale et participer à des travaux communautaires dans les régions de Vinales et de Pinar del Rio.

Pendant plus d’une semaine, les élèves ont pu en apprendre plus sur la culture cubaine, tout en aidant la communauté. Au programme, visite d’une école, travaux de nettoyage et jeux avec les jeunes cubains, travail agricole dans une exploitation biologique (bananes et plantains), rencontre avec un artiste local, visite historique de la Vieille Havane, …

Grâce à la générosité de la pharmacienne Josée Marion, du dentiste Gilles Asselin et de la compagnie Napa, les élèves ont pu distribuer à la population locale des articles de première nécessité tels que brosses à dents, dentifrice, savons, serviettes hygiéniques, ainsi que des gants chirurgicaux pour une dentiste cubaine, sans compter tous les vêtements et matériels scolaires distribués à l’école de la communauté de Las Terrazas.

Cette expérience connaîtra une suite intéressante puisqu’un des élèves présent au voyage organise un programme d’échange de lettres entre des élèves du premier cycle de l’Académie Antoine-Manseau et les élèves de l’école cubaine visitée.

Une expérience enrichissante qui a permis à nos élèves de porter un autre regard sur cette île et son peuple.

Les premiers balbutiements de ce projet remontent au printemps 2014, alors que, dans le cours d’art dramatique de Maryse Drainville (1re promotion), une élève raconte le voyage en Chine qu’elle a fait avec son école primaire. Tout bonnement, Laurie Bourgeois (30e promotion) mentionne que son papa, Alexandre Bourgeois (4e promotion), aimerait bien revivre l’expérience avec des élèves de l’Académie Antoine-Manseau. Le projet Chine 2017 venait de naître.

31 janvier 2017

Rassemblés dans la salle multifonctionnelle de l’Académie, les 27 élèves impliqués dans le projet attendent avec impatience l’arrivée de la délégation chinoise de Tiantai. Pendant quatre jours, 26 élèves du High School de Tiantai seront jumelés avec un élève de l’Académie. Ils auront la chance de visiter la région, mais surtout, ils pourront vivre un peu plus le quotidien d’un élève du secondaire au Québec.

22 février 2017

Nous quittons le Québec pour la Chine. Ce que nous voyons est tellement impressionnant: la grande muraille, la cité interdite, les hutongs de Beijing, le lac de l’ouest à Hangzhou, les gratte-ciel de Shanghai..., mais toutes ces beautés ne pourront être plus grandioses que le cœur de la Chine: ses habitants!

1er mars 2017

Nos élèves marchent vers l’école de Tiantai, où ils retrouveront leur jumeau chinois. Les retrouvailles sont touchantes! Accolades, poignées de main bien senties, pour la majorité des élèves québécois et chinois, c’est comme s’ils s’étaient vus la veille. Le matin, nous avions déjà visité le site de l’école… immense, gigantesque où il est facile de se perdre. Il faut dire que les élèves chinois sont pensionnaires, le campus, qui accueille plusieurs milliers d’élèves, comprend des classes, des bibliothèques, plusieurs gymnases, plusieurs terrains extérieurs de sport, salles de spectacle et de musique, mais également des dortoirs pour tous les élèves.

Pendant quatre jours, nous découvrons la vie d’un élève chinois au secondaire. Nous allons en classe, dans les familles où nous sommes reçus comme des rois et couverts de cadeaux. Nous vivons la vraie Chine, avec ses splendeurs et ce qui peut nous sembler, à nous, des contradictions et des questionnements.

Tiantai est une petite ville de 300 000 habitants dans le sud de la province du Zhejiang. La nature y est riche et abondante et son histoire également! Ville de pèlerinage bouddhiste pour les Chinois, les Japonais et les Sud-Coréens, nous visitons de superbes temples de l’école de bouddhisme de Tiantai. Nous nous promenons dans un canyon, creusé il y a des milliers d’années. Nos jambes continueront de trembler pour le reste de la journée à cause de l’effort fourni. Dans le musée ethnique de Tiantai, on nous montre les souliers d’une femme aux pieds bandés, pratique très répandue dans cette région de la Chine, il y a de cela plusieurs centaines d’années. Le soulier ne mesure guère plus de 15 cm, nous sommes révoltés!


Mais les liens que nous avons créés à Tiantai nous invitent à y retourner! Quelques élèves chinois manifestent l’intérêt de venir, un jour, étudier à l’université au Québec. Nous croisons les doigts pour que cette expérience ne soit que le début d’une longue amitié entre les élèves de l’Académie et ceux de Tiantai!

8 mars 2017

Nous quittons l’Empire du milieu, le cœur gros que ce projet, qui a occupé tellement de notre temps ces dernières années, soit déjà terminé.

L’Académie a tissé des liens en sol chinois grâce à l’Association d’amitié Québec-Zhejiang, avec laquelle nous avons organisé ce projet formidable, entre autres, grâce à une entente entre l’Académie Antoine-Manseau et l’Université des langues étrangères de Hangzhou. À partir de septembre prochain, et pour six mois, une élève de 3e année qui apprend le français, sera monitrice de langues à l’école. Espérons que ces liens d’amitié perdurent encore longtemps!